Archive pour septembre 2007

27
sept
07

Littell sort un nouveau bouquin

Les-BienveillantesSi vous n’avez pas lu « Les Bienveillantes » tant pis pour vous, vous avez manqué un bouquin extraordinaire dont l’atmosphère délétère vous prend à la première page pour ne vous lacher qu’a la dernière (et il y en a un paquet des pages…).

 

Toutefois, une chance de vous rattraper vous est donnée, avec « Le sec et l’humide », le nouvel opus de Jonathan Littell. Et, petits veinards, non seulement celui-ci ne fait qu’une centaine de pages, mais en plus, il est illustré de photos, ce qui devrait vous aider à passer tout ces longs passages en petits caractères.

 

Ça sort en novembre chez Gallimard. Si d’ici là vous avez un service de presse sous la main, je suis preneur.

27
sept
07

Le sénat n’est pas qu’un ramassis de vieux croutons

Les tribulations de la nouvelle loi sur l’immigration (j’ai perdu le compte c’est la 3e en 5 ans la 5e en trois ans, je ne sais plus) n’ont pas pu vous échapper.

Annoncés à grand renforts de média barouf, les test ADN obligatoires pour établir la filiation en cas de « doute ».

Manque de bol pour notre odieux ministre de l’immigration et de l’identité nationale, j’ai nommé le honnissable Brice Hortefeux (déjà rien que le nom du poste j’aurais honte de l’occuper, autant être ministre des Juifs sous dans l’Allemagne de 1934, y’a des politicards qui ne reculent devant rien), partisan acharné de la chose, l’article a été purement et simplement refusé par les sénateurs (pour lesquels pour le coup mon estime remonte), au passage ceux-ci ont sérieusement écorné le projet de loi, refusant de même l’instauration d’un test obligatoire de français pour les conjoints étrangers (arguant du fait qu’épouser un français suppose une certaine connaissance préalable de la langue, ce qui n’est pas complètement idiot, encore que je me sois marié en Russie sans comprendre un traître mot de ce que racontait l’officier d’état civil, comme quoi, mais on ne va pas cracher dans la soupe), et rabaissant au passage le niveau de revenu exigible pour le regroupement familial à une somme plus raisonnable.

Merci Messieurs les sénateurs de prouver au reste du monde que les français qui vivent en Sarkoland ne sont pas tous xénophobes et racistes.

27
sept
07

Je me suis converti

Fievres en bleu sur bleuPas au bouddhisme, ni au catholicisme, encore moins à l’islam ou au judaïsme, ni même, encore que la notion d’être un aimable zozo taré de soucoupes volantes puisse être séduisante, au raélisme. Nan, je me suis converti au pass Navigo.

Bon pas n’importe lequel, l’anonyme, le dit «Découverte », celui qu’on peut payer en liquide, sans laisser son nom ni la taille de sa bite (ou celle de ses bonnets pour les dames). Celui qui fait que mes déplacements, mêmes s’ils sont tracés (du moins ceux de la puce RDIF) ne sont pas nominativement reliés à mon identité. Celui qui n’est pas remplacé en cas de perte (super avantage, depuis que j’habite Paris, s’il y a UN truc que je n’ai pas paumé c’est ma carte orange…).

Pour les néophytes, les béotiens et les habitants de Brives-La-Gaillarde, la chose se présente comme une carte orange, tu colles ta photo, t’inscris ton nom (au stylo-bille hein surtout des fois qu’un indélicat te la pique, pas de bol je n’ai que des crayons), et tu n’oublie pas de recharger au mois (comme la carte orange en somme), en payant en liquide au guichet (parce que si tu paies en carte, évidemment tu perds l’avantage de l’anonymat) et t’as même une petite case pour mettre ton adresse en cas de perte.

Mauvais esprit, comme d’habitude, dans la case nom prénom j’ai inscrit « Pourquoi faire » et dans celle de l’adresse en cas de perte « T’as gagné jusqu’à la fin du mois en transports gratos ». Parce que je n’imagine pas que si un clampin trouvait aujourd’hui ma carte orange il me la ramène, pourquoi en irait-il autrement avec le Navigo. Et pour la photo, comme je suis en rade d’encre noire sur mon imprimante, je l’ai imprimée dans les ton bleutés (cf l’illustration).

L’anonymat coute quand même 5 euros (mais une seule fois, les rechargements, eux, sont au prix normal), la paix de l’âme est à ce prix. Au moins ai-je l’assurance que mes déplacements ne seront pas tracés (pour les rafles éventuelles, malheureusement je suppose que je suis prioritaire, un anonyme, ça se contrôle forcément).

Allez hop, tous avec moi : « j’emmerde les gendarmes, et la maréchaussée »

25
sept
07

Pour les flaneurs

Juste une note rapide pour vous signaler que je viens de publier des conditions d’utilisation de ce blog (le bouton EULA ou le lien ci-contre). Lecture hautement recommandée de bout en bout (je ne me suis pas tartiné ça pour rien), d’autant que je n’en suis pas mécontent…

19
sept
07

Une paire de Googleries

Dans la série, « Mais qu’est-ce qu’ils cherchent à la fin ? » nous avons aujourd’hui

 

DESSINS DROGUE ET TABAC

en majuscules s’il vous plait. Et quoique je me soit répandu a l’envi sur le prix des cigarettes, et ait une fois commenté un petit mickey d’une blogueuse réputée, je m’interroge toutefois sur la pertinence de la réponse du moteur de recherche à la question de cet internaute. (Sans compter évidemment que je m’interroge aussi sur l’objet de sa recherche. Espérait-il trouver une illustration de poumon de fumeur dans l’espoir de décourager un proche de persister dans son addiction ? Nous ne le saurons jamais…).

Toujours en majuscules cet autre internaute à demandé à Google de lui trouver des pages relatives à :

 

INSULTE AGENT RATP

Là aussi je me demande ce que cherchait l’internaute… Un thésaurus d’insultes à resservir à son prochain contrôle sans billet peut être ? Comme je suis gentil, en voici en vrac quelques unes comme elles me viennent : « pignouf, gredin, sac à puce, abruti, valetaille, parasite, larbin (du capital, si on est communiste), communiste (si on est de droite), corniaud, faux-jeton, canaille, sacripant, forban, vaurien ». Pour une liste plus extensive, prière de se reporter aux albums de Tintin ou à votre dictionnaire favori…

18
sept
07

La température de la patate

blogueur.jpgJ’avais jusque là réussi à échapper à cet exercice commun à la blogosphère, “rédige un billet selon tel et tel termes”, manque de bol, à force de ratiociner de-ci, de-là, de commenter à tort et à travers en laissant mon adresse, de bavasser dans des chats peu avouables (du moins à certains de mes lecteurs, y’a des petits là bas qui lisent), j’ai fini par me faire rattraper par le jeu, et ce matin, en lisant un billet chez bàb, je me vois en toute lettre cité comme l’un des destinataires de la chaîne blogosphérique suivante :

 

Pourquoi je blogue, en cinq réponses.

Tu parles d’un cadeau. Nous voici revenu sur les bancs de la primaire, “raconte tes vacances en deux pages”. Déjà à l’époque je débordais. Je n’ai jamais su faire court. Je suis capable de partir sur le sujet grave du pourquoi je blogue en 5 réponses, et avant d’y arriver de faire un détour par Kodjoviakopé (un bien agréable quartier de Lomé pour ceux qui connaissent, et pour ceux qui connaissent pas tant pis pour vous, sortez vos googles maps (on voit pas grand chose sur la photo satellite, c’est comme ça, zavez qu’à y aller), ça vous permettra de situer). En tous cas, ça nous fournit déjà un élément de réponse : lorsque je me colle au clavier dans l’intention d’écrire, je suis rapidement atteint de logorrhée m’en veuillez pas, c’est intentionnel, et ça m’amuse.

Ah oui, la réponse numéro deux alors : ça m’amuse. Que je peste contre un politicard foireux (là vous faites votre choix, y’en a pas des masses à trouver grâce à mes yeux, prenez en un que vous détestez, y’a des chances que moi aussi, comme ça nous sommes d’accord et vous pouvez poursuivre votre lecture en toute quiétude avec le réconfortant sentiment que vous partagez mes opinions, ce qui vous met dans de bonnes dispositions à mon égard, et c’est bien normal, c’est le but recherché, jveux qu’on m’aime) , ou que je commente un film (que j’ai aimé ou pas, c’est pas le problème, encore qu’il soit souvent plus drôle de dire du mal que de dire du bien, c’est bien connu), me coller devant mon clavier à déblatérer ou à ciseler (si, si ça m’arrive de ciseler, même si on ne le dirait pas à lire ce billet) , me rempli d’aise. Je vais souvent me prendre un fou-rire tout seul en écrivant quelque chose. Et le rire, c’est une évidence, c’est bon pour l’âme.

Nos lecteurs attentifs (enfin ceux qui sont encore là, que le cheminement tortueux de ma pensée, les 36 parenthèses imbriquées (technique que je revendique avoir piqué à Jaenada, sans aucun remords, lui il les a piquée au langage LISP (là j’en vois déjà qui googlent pour savoir ce que c’est) et donc je vois pas pourquoi je me gênerait) n’ont pas encore découragés) auront remarqué que j’ai lâchement glissé la troisième raison en plein milieu du paragraphe précédent. Ai-je vraiment besoin de développer ? Si ? Vous êtes impitoyables. Ben oui, c’est tout simple : je m’amuse, et ce faisant j’espère en amuser d’autres, qui me le rendront alors sinon par un amour débordant du moins par une marque de sympathie de temps à autre (comme la patate ici présente, merci bàb, jeme demande si finalement c’est une aussi bonne raison que ça).

Bien entendu il y a aussi là-dessous un certain narcissime. D’aucun vont me trouver fat, mais j’aime bien me relire, de préférence quelques mois (voire années) après. Je suis encore mon lecteur le plus fidèle, et mon seuil critique à mon égard est particulièrement bas. L’autre jour je suis retombé sur un billet, publié sur un forum il y a deux ou trois ans, et je me suis moi même pété de rire, en m’envoyant au passage des fleurs. (Ça vaut toujours mieux que d’en espérer de la part d’autres sans les recevoir…).

Et finalement (parce que là on arrive à cinq), parce que j’aime bien râler, gueuler, protester, vilipender, encenser (plus rarement vous l’aurez compris), partager mes émois (légitimes colères et coups de coeur), à la face d’un monde qui n’en a cure mais ça me soulage.

Voilà nous avons nos cinq raisons, et la patate, je la refile à H.A , Jesrad, Pauline et s-entielle, parce qu’il n’y a pas de raison que ce soit que moi qui m’y colle nan mé !

(ps : l’image qui illustre ce billet provient de Linux-france.org)

 




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Ils ont dit..

When they kick out your front door, how are you gonna come? With your hands on your head or on the trigger of your gun? [The Clash - Guns of Brixton] (pour les non anglicistes, y'en a :) Quand il exploseront ta porte d'entrée tu va sortir comment ? Tes mains sur la tête ou sur la détente de ton flingue ?

 

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