Archive pour la catégorie 'Nanars'

15
août
07

Evan tout puissant

Affiche Evan Tout-Puissant (Evan almighty)Sortie aujourd’hui d’un énième nanar à la sauce Bible Belt, « Evan Tout Puissant » (Evan Almighty). Autant le premier de la série avec un Jim Carrey toujours aussi déjanté pouvait s’apprécier, autant celui-ci déçoit, tant par la minceur de son scénario, que par la performance inexistante de Steve Carell qui tient le rôle d’Evan.

L’intrigue (on devrait plus parler d’argument) tient en peu de choses : Dieu (toujours interprété, sans conviction excessive, par Morgan Freeman), ordonne à Evan, un congressiste nouvellement élu, de construire une arche. D’abord réticent, Evan se met au boulot, sous l’oeil goguenard et incrédule des caméras, et malgré les injonctions contraires de son parrain au congrès, Long, (John Goodman, qui dans ses quelques scènes relève un tant soit peu le niveau).

Le ressort comique est donné par la transformation progressive d’Evan en Noé de pacotille et par le fait qu’il est suivi partout (jusque dans les chambres du congrès), par toutes les bestioles censées prendre place à bord de l’arche.

Dégoulinant de bien-pensance, baveux de politiquement correct, sirupeux au possible, Evan Tout-Puissant nous conseille de ne jamais douter de Dieu (qui a toujours raison hein, faut pas déconner c’est Dieu tout de même) et de nous abandonner sans restriction à Sa Sagesse Infinie pour nous voir au final gratifié d’un bon point en attendant de le rejoindre à Sa Droite (on se demande ce qu’il y a à gauche de Dieu pour que personne ne veuille y aller… (“- Et alors toi ? – Oh ben schuis à gauche de Dieu.. – Taiiiiin la zoooooone”).

Bien sur tout est bien qui finit bien, la famille unie, les méchants (Goodman) punis, la catastrophe évitée, le spectateur délesté d’une dizaine d’euros qu’il aurait pu investir dans un bon bouquin à la place.

Enfin vous faites comme vous voulez mais à votre place, j’attendrais la semaine prochaine et j’irais plutôt voir Boarding Gate. D’accord c’est pas une comédie, mais quand est-ce que vous avez été déçus par un film d’Assayas vous ?

Ceux qui viennent ici chercher la réponse à la question « en combien de temps Evan construit l’Arche » peuvent encore chercher… ailleurs, je n’en ai foutrement aucune idée (il devait finir le 22 septembre à midi si ça peut vous aider)

06
août
07

Captivity, Motel, les 4 Fantastiques et le Surfer d’Argent

L’été, jadis désert cinématographique consacré aux reprises et autres festivals, est devenu depuis quelques années le terrain privilégié des sorties de grosses et moins grosses productions américaines aux qualités pour le moins inégales.

Dans les deux semaines qui viennent sortent trois nanars de la plus belle eau : Motel (Vacancy), cette semaine, Captivity, et les 4 fantastiques et le Surfer d’Argent la semaine prochaine .

Le serial-killer, jadis thème provocant et provocateur et accessoirement générateur de gros sous, est devenu un poncif rabâché un peu partout. Cette fois c’est Roland Joffé qui s’y colle avec Captivity.

CarptivityDe Joffé, on ne peut pas dire qu’il soit mauvais, loin de là, il nous a quand même pondu Mission et La Déchirure (The Killing Fields), et là, il nous sort cette espèce de thriller minable qui fait appel aux plus bas instinct des spectateurs (tiens je cite la fiche mise à jour d’allociné :

Captivity est son second thriller : il y fait appel à la jeune Elisha Cuthbert, rendue célèbre par son rôle de Kim Bauer dans la série 24, et lui fait subir toute une gamme de sévices corporels

Si ce n’est pas carrément de l’appel du pied ça. Âmes sensibles, je vous rassure tout de suite, notre héroïne s’en sort vivante, à peine égratignée et les méchants sont punis. Quant aux sévices suscités, ils apparaissent subliminalement sur des écrans de TV que le tueur déguste sans doute en prélude à ce qu’il se prépare à infliger à la pauvre héroïne. Rien de ragoutant, mais ça reste supportable. Simplement, l’intrigue est téléphonée, les acteurs pas franchement bon, on peut sans doute donner un vague bon point à ce film pour sa photographie et ses éclairages, mais c’est à peu près tout.

VacancyMotel (Vacancy), surfe sur le thème des snuff movies. Un soir, un couple plus très uni se déroute dans la campagne, et se voit forcé de s’arrêter dans un motel vide (où la première choses qu’ils entendent sont des hurlement effrénés de femme en détresse dans l’arrière bureau du réceptionniste inquiétant au possible.

Franchement, ces deux là ne vont jamais au cinéma, n’ont jamais maté un polar de leur vie, parce que, malgré tous les signaux conventionnels, ils prennent une chambre. S’ensuit ce qui doit s’ensuivre, poursuite effrénée, peur pour leur vie, faux espoirs et coup de théâtre bidon.

Là encore la fin des méchants est douloureuse et méritée (c’est les méchants hein ?), le couple désuni redécouvre son amour et tout est bien qui fini bien. Le seul vraiment bon moment de ce film : le générique de début, graphiquement inventif.

Fantastic Four The Rise of the Silver SurferEt pour finir, ma déception personnelle : Les 4 Fantastiques et le Surfer d’Argent. Lorsque j’étais gamin, j’étais un fan de comics américains, ceux de la Marvel, traduits par une maison lyonnaise. Strange, Fantask, sont des titres qui ont nourri mon imaginaire à l’époque (oui je sais je n’étais pas difficile). Quoiqu’il en soit, bien que sachant à peu près à quoi m’attendre, je ne résiste toujours pas à regarder ces films de super-héros, bourrés d’effets spéciaux, qui sont souvent là pour faire oublier la pauvreté de l’intrigue. Les seuls que j’aie trouvé à peu près réussis et conformes à l’esprit des BD originales jusqu’alors sont les deux premiers X-Men réalisés par Bryan Singer (qui s’est malheureusement désintéressé du 3e confié à cette espèce de tâcheron sans âme qu’est Brett Rattner, avec le pauvre résultat que l’on sait).

Le Surfer d’Argent c’était quand même quelque chose, un être vraiment à part dans la mythologie Marvel. Un héros d’une folle élégance, au service du mal, déchiré (et un peu pleurnichard, il faut l’avouer), qui ose défier son maître, ému par le destin des terriens. Un appel entendu par le dit maître qui le condamne toutefois à l’exil sur la planète qu’il a si bien défendue.

Et là… Ben on nous a pondu un nanar, un autre.. (le premier Fantastic Four n’était pas génial, mais celui-là plonge dans des abysses). Le Surfer est inexistant (on a beau savoir que le personnage n’est qu’une création en image de synthèse, on pouvait s’attendre à mieux, d’autres personnages artificiels s’en sont bien mieux tirés par ailleurs, et toute l’intrigue tourne finalement autour du mariage de Reed et de sa dulcinée (Jessica Alba, plastique irréprochable, actrice au mieux médiocre). Quelques moments amusants quand les uns et les autres échanges leurs super-pouvoirs intentionnellement, mais ça ne suffit pas à faire un film, loin de là.

L’un dans l’autre donc une revue de trois films pour lesquels il n’est vraiment pas indispensable d’aller casquer 10 euros en salle.

28
mai
07

Qui a dit un blog consacré au ciné ?

Evidemment, je vois beaucoup de films, et il me démange de parler de certains, C’est vrai que là, je viens d’en commenter trois de suite, et qu’il y en aura surement d’autres au fil du temps. (et c’est vrai que dans les liens sur le côté, pas mal d’entre eux sont consacrés au cinoche. Bon, et alors. J’aime ça. Trop sans doute. À la fête du cinéma, je suis à peu près capable de passer d’une salle à l’autre depuis la première jusqu’à la dernière séance trois jours de suite.

C’est du reste assez marrant. Essayez de voir dix films d’affilée, laissez passer 24 heures et voyez ce qui surnage. Avec de la chance, vous vous souviendrez d’un, peut-être de deux. Et si vous n’avez pas de bol, vous vous serez enfilé une suite de nanars sans intérêt qui n’auront eu d’autre résultat que de vous faire exploser le budget aspirine.

À propos de nanars, j’en ai récemment vu un paquet. Je les sépare en deux catégories, les franchement insauvables, et les marrants par inadvertance. Il va sans dire que ma préférence va à ces derniers, mais curieusement, je n’ai rien vu de recommandable ces temps derniers. (Et j’ai vu un paquet de grosses bouses dont l’innommable 88 minutes. (pourtant sur le papier ça promettait : Jon Avnet à la réalisation, Al Pacino dans le rôle principal, eh bien non, c’est plat, fade, ennuyeux, mal filmé, monté avec un ciseau à ongles rouillé, pas palpitant pour deux sous : n’y allez pas, moi en tous cas je suis bien content de ne pas avoir payé ma place. En plus c’est de la pub mensongère, le film dure 110 minutes, au moins 22 minutes de trop. Si vous me croyez pas vous pouvez aller voir la critique sur Mcinema. Ils lui donnent deux étoiles, je les trouve bien gentils)

Et merde voilà que je recommente un autre film, au fil d’une digression, m’enfin bon. To be continued…




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Ils ont dit..

When they kick out your front door, how are you gonna come? With your hands on your head or on the trigger of your gun? [The Clash - Guns of Brixton] (pour les non anglicistes, y'en a :) Quand il exploseront ta porte d'entrée tu va sortir comment ? Tes mains sur la tête ou sur la détente de ton flingue ?

 

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