Allez celle là c’est sans commentaire.. Enjoy
Allez celle là c’est sans commentaire.. Enjoy
La preuve en image avec ce large Hadron Rap, où des gens, qui sont quand même l’expression ultime de la geekitude (je sais pas mais bosser dans la physique des particules au CERN, pour moi c’est quand même un peu le summum du genre : y’a environ 16 000 physiciens des particules dans le monde, le club un brin fermé…), prouvent qu’ils peuvent eux aussi détourner quelques euros de leur budget pour s’éclater un peu.
Aujourd’hui, dans notre série des vacances une très longue scène (découpée et uploadée par mes soins sur un site ami, vu qu’elle est trop longue pour Youtube (cliquez sur l’image)). Il s’agit de la très tranquille scène de ménage entre Brigitte Bardot et Michel Piccoli dans Le Mépris. Alors on s’assoit, on la passe en plein écran et on profite de deux merveilleux acteurs superbement dirigés par Godard dans ce qui est quand même un de mes films préférés.
Je suis un abruti. Si si faut bien l’admettre, se résigner, je suis un abruti. Explication, démonstration : Hier soir, je rentre du taf après une semaine plutôt active (doux euphémisme), et je rattrape la lecture des commentaires d’epidemik (que je recommande au passage d’ailleurs, c’est bon pour la santé epidemik, la santé mentale au moins). Et là, comme un con, je laisse un commentaire sur ce post, en me réjouissant d’avoir évité le missile. Et Choléra, indigne qu’elle est, change aussi sec le dernier tag, pour le remplacer par, ouais par le mien.
Techniquement, je pourrais dire qu’elle a triché, en plus elle ne m’a même pas envoyé un mail pour me prévenir (ce qui nullifierai mon obligation de réponse, mais comme elle a ajouté un commentaire dans mon dernier billet, je m’exécute).
La règle du jeu donc, pour rappel
Bon ayant satisfait à toutes les préconditions, me reste qu’à jouer et à vous livrer en direct live mes honteuses petites manies.
Bon ça en fait huit ça, y’a même du bonus. Et je tague:
Ca n’en fera que 5, les autres que j’aurais pu tagger n’ont pas de blog
Internet, c’est un outil intéressant. Hier soir, avant de m’endormir, je réfléchissais dans le vague, comme ça, dans une espèce de demi-sommeil, à la médiatisation de la vie privée de notre chef de l’état, quand je fus frappé par une comparaison entre notre nain national en balade à Disneyland avec sa grande tige, et un autre nain, plus tristement célèbre, en vacances à la montagne avec sa grande tige à lui, voici plus de 60 ans.
Même convocation des photographes, même poses pour l’édification du peuple, du coup, je me suis dit que ce serait amusant de retrouver des photos d’Hitler et d”Eva Braun en vacances, et de les juxtaposer à celle de Sarko 1er et de Carla Bruni. Manque de bol, ou j’ai mal cherché ou les photos sont bien protégées, toujours est-il que je n’ai pas réussi à mettre la main sur des images potables de Carla et du président.
En revanche, en me baladant au hasard des sites, je suis tombé sur quelques similarités et similitudes pour le moins troublantes, jugez plutôt :
Il semblerait que la pose en short ne soit pas l’apanage de notre président, et qu’un certain chancelier n’ait pas dédaigné avant lui d’exposer ses mollets.
Bien sur, l’un et l’autre firent ou reçurent des visites d’état, avec des personnages quelquefois discutables, c’est le métier qui veut ça, la realpolitik (ah oui, tiens, c’est bien là que vous aviez entendu ce terme avant…) :
Pour ceux qui ne l’auraient pas reconnu, le moustachu en calot, c’est le général Franco.
Il arrive même qu’on devienne vraiment pote quand on est président, avec le dictateur chef de l’état qu’on visite :
Évidemment, chef de l’état, c’est un boulot où il faut convaincre l’électeur potentiel, ou, une fois élu, convaincre encore le peuple qui vous a porté au pouvoir, que nos raisons de faire ce qu’on fait sont juste et bonnes. Pour ça il faut disposer de vrai talents d’orateur, associés à une gestuelle originale :

Il faut même quelquefois montrer le poing :
Voire parfois élever la voix :
Ces troublantes similarités ne s’arrêtent pas là, mais j’avais le photoshop qui fatiguait.
Quoi qu’il en soit amusez vous vous-même à faire quelques recherches sur le discours de l’un et de l’autre à propos de préférence nationale, d’immigration choisie, de prédisposition à la criminalité chez telle ou telle frange de la population, de la rédemption par le travail (il y en a d’autres, cherchez bien) et venez ensuite me dire si vous n’êtes pas un tout petit peu inquiets.
Juste une note rapide pour vous signaler que je viens de publier des conditions d’utilisation de ce blog (le bouton EULA ou le lien ci-contre). Lecture hautement recommandée de bout en bout (je ne me suis pas tartiné ça pour rien), d’autant que je n’en suis pas mécontent…
J’avais jusque là réussi à échapper à cet exercice commun à la blogosphère, “rédige un billet selon tel et tel termes”, manque de bol, à force de ratiociner de-ci, de-là, de commenter à tort et à travers en laissant mon adresse, de bavasser dans des chats peu avouables (du moins à certains de mes lecteurs, y’a des petits là bas qui lisent), j’ai fini par me faire rattraper par le jeu, et ce matin, en lisant un billet chez bàb, je me vois en toute lettre cité comme l’un des destinataires de la chaîne blogosphérique suivante :
Pourquoi je blogue, en cinq réponses.
Tu parles d’un cadeau. Nous voici revenu sur les bancs de la primaire, “raconte tes vacances en deux pages”. Déjà à l’époque je débordais. Je n’ai jamais su faire court. Je suis capable de partir sur le sujet grave du pourquoi je blogue en 5 réponses, et avant d’y arriver de faire un détour par Kodjoviakopé (un bien agréable quartier de Lomé pour ceux qui connaissent, et pour ceux qui connaissent pas tant pis pour vous, sortez vos googles maps (on voit pas grand chose sur la photo satellite, c’est comme ça, zavez qu’à y aller), ça vous permettra de situer). En tous cas, ça nous fournit déjà un élément de réponse : lorsque je me colle au clavier dans l’intention d’écrire, je suis rapidement atteint de logorrhée m’en veuillez pas, c’est intentionnel, et ça m’amuse.
Ah oui, la réponse numéro deux alors : ça m’amuse. Que je peste contre un politicard foireux (là vous faites votre choix, y’en a pas des masses à trouver grâce à mes yeux, prenez en un que vous détestez, y’a des chances que moi aussi, comme ça nous sommes d’accord et vous pouvez poursuivre votre lecture en toute quiétude avec le réconfortant sentiment que vous partagez mes opinions, ce qui vous met dans de bonnes dispositions à mon égard, et c’est bien normal, c’est le but recherché, jveux qu’on m’aime) , ou que je commente un film (que j’ai aimé ou pas, c’est pas le problème, encore qu’il soit souvent plus drôle de dire du mal que de dire du bien, c’est bien connu), me coller devant mon clavier à déblatérer ou à ciseler (si, si ça m’arrive de ciseler, même si on ne le dirait pas à lire ce billet) , me rempli d’aise. Je vais souvent me prendre un fou-rire tout seul en écrivant quelque chose. Et le rire, c’est une évidence, c’est bon pour l’âme.
Nos lecteurs attentifs (enfin ceux qui sont encore là, que le cheminement tortueux de ma pensée, les 36 parenthèses imbriquées (technique que je revendique avoir piqué à Jaenada, sans aucun remords, lui il les a piquée au langage LISP (là j’en vois déjà qui googlent pour savoir ce que c’est) et donc je vois pas pourquoi je me gênerait) n’ont pas encore découragés) auront remarqué que j’ai lâchement glissé la troisième raison en plein milieu du paragraphe précédent. Ai-je vraiment besoin de développer ? Si ? Vous êtes impitoyables. Ben oui, c’est tout simple : je m’amuse, et ce faisant j’espère en amuser d’autres, qui me le rendront alors sinon par un amour débordant du moins par une marque de sympathie de temps à autre (comme la patate ici présente, merci bàb, jeme demande si finalement c’est une aussi bonne raison que ça).
Bien entendu il y a aussi là-dessous un certain narcissime. D’aucun vont me trouver fat, mais j’aime bien me relire, de préférence quelques mois (voire années) après. Je suis encore mon lecteur le plus fidèle, et mon seuil critique à mon égard est particulièrement bas. L’autre jour je suis retombé sur un billet, publié sur un forum il y a deux ou trois ans, et je me suis moi même pété de rire, en m’envoyant au passage des fleurs. (Ça vaut toujours mieux que d’en espérer de la part d’autres sans les recevoir…).
Et finalement (parce que là on arrive à cinq), parce que j’aime bien râler, gueuler, protester, vilipender, encenser (plus rarement vous l’aurez compris), partager mes émois (légitimes colères et coups de coeur), à la face d’un monde qui n’en a cure mais ça me soulage.
Voilà nous avons nos cinq raisons, et la patate, je la refile à H.A , Jesrad, Pauline et s-entielle, parce qu’il n’y a pas de raison que ce soit que moi qui m’y colle nan mé !
(ps : l’image qui illustre ce billet provient de Linux-france.org)
C’était il y a quelques années, le Jardin des Plantes et le Muséum d’Histoire Naturelle de Paris étaient alors pauvrement dotés, et nombre des bâtiments qui font aujourd’hui leur fierté étaient laissés purement et simplement à l’abandon dans l’attente d’une réfection (quoique entièrement barricadés et impossibles à approcher).
Or, dans une rue adjacente, un immeuble se construisait. Le chantier, quoique fermé au public, n”était pas bien difficile à pénétrer, et il se trouve qu’un des amis parmi le petit groupe que nous constituions alors avait, je ne saurais dire comment, découvert qu’au cours des travaux les ouvriers avaient partiellement démoli un mur mitoyen entre le terrain de l’immeuble et les terrains fermés du musée.
Et voilà donc qu’un soir de goguette, nous escaladons la palissade du chantier, nous glissons dans le futur parking, avant que de remonter par un échafaudage de l’autre côté, pour nous glisser enfin dans l’étroite ouverture pratiquée dans un mur de briques et nous retrouver, sous la pleine lune d’un magnifique mois d’août, en terrain découvert, dans les jardins fermés au public du musée.
Nous étions quelque chose comme sept ou huit et commençâmes à nous égailler dans toutes les directions, gloussant, riant à qui mieux mieux, heureux de braver un interdit, enivrés par l’odeur de l’herbe fraîche et quelques bières joyeusement englouties. Bientôt, irrésistiblement nous dirigeâmes tous nos pas vers le même endroit. Un grand bâtiment comme une serre, probablement construit vers la fin du 19e siècle, tout de verre et de bronze verdi par le temps, échoué là comme une cathédrale oubliée de ses fidèles.
Nous y pénétrâmes, toujours chahuteurs, ébahis par le foisonnement de plantes exotiques, de fougères arborescentes, de cactus cierges, de lierres grimpant à l’assaut des montants. Et là , au milieu, les restes d’une baleine. Le squelette du béhémoth luisant doucement sous les rayons pâles de la lune nous imposa à tous un silence ébahi. Une sorte de respect, de tristesse aussi pour le destin de ce monstre, échoué à jamais loin des océans qu’il parcourait jadis librement. Nous finîmes la nuit à l’ombre de ces ossements, dans des conversations chuchotées.
Au petit matin, avant que les ouvriers n’arrivent, nous repartîmes par où nous étions venus et nous séparâmes pour rentrer chez nous. Curieusement, ce devait être la dernière fois où nous nous trouvions tous réunis. Aujourd’hui, le jardin a été rénové, le squelette de la baleine est toujours là . Je suis retourné le voir, il est toujours impressionnant, mais la magie qu’il dégageait dans cette serre à l’abandon sous la pleine lune est elle à jamais enfuie.