Archive pour la catégorie 'Humeur'

23
sept
09

Les anachorètes commencent à me les brouter menu

Photo by Alejandro (creative commons)

On va encore dire, à raison du reste, que je m’énerve pour rien, mais je commence sérieusement à me fatiguer d’être assailli à tous les coins de rue par des pub jouant sur le malaise et la culpabilité sous-jacente de celui à qui on les inflige. La dernière en date pour du jambon moins salé c’est moins salé, donc “plus de plaisir”.

Je voudrais bien tenir le petit con de créatif qui a pondu ce concept. D’abord qu’est-ce qu’il en sait si mon plaisir à moi, c’est pas de faire disparaitre mon jambon ou mes frites sous une couche de sel épaisse comme celle du lac salé, justement ?

Mais plus insidieusement on m’indique quelque part que le sel c’est mauvais pour ma santé, qu’il faut que je bouffe 5 fruits et légumes par jour (eh pomme t’as de la chance si j’en bouffe 5 par an…), que je mange équilibré et nanana et nananère.

Puritain de la santé, t’as déjà réussi à me faire cesser de cloper au troquet, tu voudrais maintenant que j’y mange du céleri branche. Sache le bien mon coco, t’es pas au bout de tes peines. Pas que je fasse de la résistance, mais juste que je n’en ai rien à battre. Le bio j’ignore (jvois pas pourquoi je vais payer 20% plus cher une salade bio qui a pour moi le même gout qu’une salade transgénique standardisée), les incitations à ménager mon corps, avec ce que je m’enfile dans les poumons à longueur de journée tu t’imagines que je vais faire gaffe à ce que je me fourre dans le gosier ?

Mais la répétition et l’omniprésence du message commencent sérieusement à me faire chier. Et encore, j’ai du bol, je regarde pas la TV, je suis au moins épargné de ce côté là.

Pour ma part, je n’ai rien contre les gens qui veulent prendre soin d’eux, au travers de leur bouffe, du sport, de l’absence de tabac et autres pratiques destinées à leur conserver la jeunesse et la santé. Ils peuvent bien se torturer tant qu’ils veulent des toutes les façons qui leur plaisent dans l’espoir de parvenir à l’age de la retraite (bonne chance, à l’allure ou c’est repoussé tous les ans, le temps qu’ils y arrivent faudra être bicentenairre) en pétant la forme, je m’en tamponne royalement le coquillard.  Mais là où ça me gonfle c’est quand on essaie de me fourguer le lot en prétendant que c’est la seule “bonne” manière.

Je suis désolé mais non. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière de vivre, il n’y a que les choix qu’on opère, et j’ai fait les miens merci. Aussi j’aimerai que ces témoins de Jéhovah au petit pied cessent d’essayer de me refourguer leurs bibles sanitaires ou de prétendre que j’irais dans l’enfer métaphorique des petits vieux obèses et cancéreux parce que je ne respecte pas le dogme.

Non mais c’est vrai quoi, à ce rythme on va bientôt se refiler le cassoulet en contrebande à Barbès.

18
sept
09

I’ll be gone 500 miles…

J’ai ça dans la tête depuis trois jours, pas de raison que je ne vous en fasse pas profiter..


The City of New Orleans

by Steve Goodman
Arlo Guthrie Singing

Enjoy :)


Riding on the City of New Orleans,
Illinois Central Monday morning rail
Fifteen cars and fifteen restless riders,
Three conductors and twenty-five sacks of mail.
All along the southbound odyssey
The train pulls out at Kankakee
Rolls along past houses, farms and fields.
Passin’ trains that have no names,
Freight yards full of old black men
And the graveyards of the rusted automobiles.

CHORUS:
Good morning America how are you?
Don’t you know me I’m your native son,
I’m the train they call The City of New Orleans,
I’ll be gone five hundred miles when the day is done.

Dealin’ card games with the old men in the club car.
Penny a point ain’t no one keepin’ score.
Pass the paper bag that holds the bottle
Feel the wheels rumblin’ ‘neath the floor.
And the sons of pullman porters
And the sons of engineers
Ride their father’s magic carpets made of steel.
Mothers with their babes asleep,
Are rockin’ to the gentle beat
And the rhythm of the rails is all they feel.

CHORUS

Nighttime on The City of New Orleans,
Changing cars in Memphis, Tennessee.
Half way home, we’ll be there by morning
Through the Mississippi darkness
Rolling down to the sea.
And all the towns and people seem
To fade into a bad dream
And the steel rails still ain’t heard the news.
The conductor sings his song again,
The passengers will please refrain
This train’s got the disappearing railroad blues.

Good night, America, how are you?
Don’t you know me I’m your native son,
I’m the train they call The City of New Orleans,
I’ll be gone five hundred miles when the day is done.

05
mai
09

Réflexions d’un pirate

PiratePersonnellement je veux bien payer les artistes… Pas les intermédiaires qui font un métier de les exploiter, et d’exploiter à l’autre bout de la chaine le consommateur. Tant qu’on aura pas une rémunération digne de ce nom des créateurs, et non pas des gens qui leur bouffent la laine sur le dos, je continuerai à télécharger et à partager profusément et de façon tout à fait illégale, sans la moindre mauvaise conscience. S’il faut pour ça crypter ma ligne, anonymiser mon IP, tunneler sur du SSH, passer par des VPN, je vais pas me gêner.

Si Claude Chabrol en personne vient me taper 10 balles parce que j’ai regardé les Biches, je cracherai pas à lui donner. Si le distributeur vient me demander la même chose, c’est mon pied dans les burnes du robot corporatiste qui les réclame.

J’ai assez claqué de blé en vinyles, puis en CD, en VHS, puis en DVD, en taxe sur des supports vierges sur lesquels on m’interdit de copier via des verrous à la con. J’en ai ras le cul qu’on me prenne pour une vache à lait, j’ai ai ma claque de voir dans les catalogues de VOD les même bouzes hollywoodiennes de 20 ans d’âge (le cinoche de série B, sauf exception, c’est pas comme le pinard, ça vieillit mal). J’en ai marre de devoir patienter jusqu’à ce que tous les intermédiaires se soient bien gavés pour avoir le droit de voir un film à la TV (que je ne regarde plus, mais pour laquelle on me réclame toujours une redevance). Ça me gonfle de devoir attendre le bon vouloir de distributeurs français pour voir au cinoche un film sorti ailleurs trois ans plus tôt. Ça me gave de voir que des films superbes ne seront jamais distribués en salle parce q’UGC et Cie auront décidé qu’il n’y a pas de public pour et préfèrent à la place te refiler une merdouille formatée selon les meilleures règles du marketing avec screen testing et autres sondages de merde au mépris des intentions de l’auteur qui sera bien forcé de revoir son montage.

Le système de distribution de la culture est vérolé, pourri jusqu’à l’os, régenté par la maximisation des profits. et soyons clairs : j’encule les profiteurs, à sec et au fer rouge.

Alors, oui, je “pirate”. Non seulement je télécharge, mais je copie et je met à disposition. Et pire : j’en suis fier. Je fait ça depuis des années, et j’ai fait des milliers (oui, j’ai bien dit milliers, au pluriel) d’heureux. Quand je refile une copie d’un docu finlandais des années trente à trois pelés et un tondu et qu’ils aiment et le disent, ça me met du baume au coeur. Quand je fait découvrir un Viénet ou un court d’Anger à quelqu’un qui ne connaissait pas je suis content. Quand une copine me demande si par hasard j’aurais pas un film japonais des années soixante encensant le bondage, et que je met la main dessus, je suis fier de moi, et trop heureux de le partager. Et c’est pas parce que la sinistre de la culture, et le nain de l’Élysée sont inféodés aux lobbies de l’industrie culturelle que je vais arrêter.

Ce que ces abrutis oublient dans l’histoire c’est l’immense plaisir qu’on peut tirer de partager. Comme quand on donne un livre qu’on aime.  Comme quand on traine un môme au musée et que ses yeux brillent.

Et j’abandonnerai sous prétexte que les couilles en or des industriels de la distribution culturelle ne sont plus assez gonflées ? Autant me demander de cesser de respirer… Soyons clairs Hadopi ne me convaindra pas d’arrêter, juste de me cacher un peu mieux, ce que je n’aurais aucune peine à faire.

Et ce qui m’emmerde dans cette loi pompeusement dénommée “Création et Internet”, n’a même rien à voir avec les craintes qu’en tant que pirate assumé je pourrais avoir de me faire prendre. Non, ça a à voir avec le flicage systématique que par-ci par-là, de la Nouvelle-Zélande à la Grande Bretagne, les gouvernements modernes tentent de mettre en place. On crée médiatiquement des ennemis (pédophiles, mafieux, violeurs etc.. demandez à Frédéric Lefèvre), dans le but avoué de lutter contre eux, et dans le but autrement inavouable de contrôler la parole des gens. Hadopi n’est rien d’autre qu’une étape dans l’esprit des mafieux légaux qui régissent nos existences (et je ne parle pas là des gouvernements mais des multinationales qui les influencent).

La loi qui va passer, je vais me contenter de la violer au quotidien, et sans aucun remords, sans même le sentiment de commettre un délit. Et si d’autres du même genre lui succèdent, je chercherais tous les moyens techniques à ma disposition pour les contourner, et j’en ferais profiter mes potes.

Et toc.

26
fév
09

Black-Out

HADOPI - Le Net en France : black-out

Mes visiteurs habituels (je veux dire ce qui n’ont pas tapé “bébé chinois qui fument à poil” dans gougeule) auront noté le changement de couleur du blog. La raison en est que je suis le mouvement de black-out préconisé par la quadrature du net. (détails dans le lien… dossier complet et note de synthèse à transmettre à votre député (voir billet précédent) ci-dessous)

Télécharger le dossier complet (PDF) / la note de synthèse (2p PDF)

On peut aussi signer la pétition de SVM

On lira aussi avec intérêt Les 10 Bonnes raisons de dire non à HADOPI, un article de Guillaume Chapeau pour Numerama

Rejoindre le groupe Facebook “Pétition contre Hadopi

17
déc
08

La machine à faire mouiller les publicitaires

Panneau Numéri-Flash à la station Opéra. D.R.Tous ceux qui ont lu de la science-fiction un peu assidument sont tombés un jour ou l’autre sur un bouquin où le héros débarque d’un astroport quelconque et se fait agresser par une publicité envahissante, en général sous forme d’hologramme, qui s’accroche à ses basques.

La bonne nouvelle, c’est qu’on en est pas encore là. La mauvaise, d’un autre côté, c’est que la RATP, toujours à la pointe de la technologie quand il s’agit de rafler du blé, un peu moins quand il s’agit de réguler le trafic de la ligne 13 (mais je m’égare), s’apprête à déployer d’ici la fin 2009 de nouveau panneaux publicitaires intelligents.

Pour citer le communiqué de presse :

Constitué d’un écran LCD Full HD Samsung de 70 pouces (90cmx160cm), le Numéri-Flash est :

révolutionnaire et avant-gardiste car il offre de multiples possibilités en termes de diffusion : contenus sous forme d’images fixes ou animées et par la suite des images 3D.

intelligent, car il intègre bon nombre de fonctions performantes :

  • Diffuse des boucles de messages séparément, par groupe de mobiliers ou en réseau,
  • intègre des fonctions de diagnostic de pannes et de réparations automatiques,
  • intègre des capteurs qui régulent la température, l’hygrométrie, les chocs,
  • émet une alerte en cas de vibrations ou de chocs violents.

Pour la première fois, un média est conçu et installé avec son dispositif de mesure d’audience intégré. Le système est continu, seconde après seconde, 365 jours par an.

Ces aimables machins sont donc conçus pour renvoyer en permanence de l’information sur l’audience de telle ou telle pub, en temps réel à leur régie publicitaire. Et ce n’est pas tout, à terme, en passant devant ils enverront également des messages de pub ou des coupons de réduction vers votre portable, via des fonction Bluetooth. Les capteurs d’audiences, eux, sont capables de déterminer avec précision vers quelle partie de la publicité affichée l’attention du passant est attirée.

Déjà, ce profilage, ça m’agace un poil. Mais projetons nous un peu dans la tête du marketroïde de base… On a des capteurs d’un côté, des passants tous munis d’une carte à puce RDIF de l’autre (le fameux passe Navigo, devenu la norme dès le mois de janvier 2009). Maintenant, si on compile des données statistiques en temps réel, qu’on peut repérer par quoi un passant donné, identifié par sa puce Navigo, a été le plus attiré, en théorie, on pourrait afficher une pub individualisée à chaque passant (ou groupe de passants), et lui envoyer directement sur son portable un message personnalisé pour répondre à ses centres d’intérêt.

Bon, bon d’accord, je me projette, c’est de la science-fiction et je suis paranoïaque… Enfin dans les bouquins de SF sus-cité, je crois me souvenir qu’on pouvait se procurer des dispositifs anti-pub envahissantes, pour combattre ces saletés. Serait temps que quelqu’un se mette à les développer, je flaire une niche à occuper :)

12
déc
08

Je crois que je n’aime pas Anne Humbert.

Trois avocats conversant par Daumier Epidemik est un blog que je lis régulièrement depuis sa création, et sur lequel je ne taris pas d’éloges, tant par la qualité des billets, rédigés par un collectif d’auteurs variés, que par l’humour grinçant qui s’en dégage au fil des pages et des commentaires.

Seulement voilà, l’humour grinçant, ça ne convient pas à tout le monde, et ses victimes manquent parfois singulièrement de fair-play. Pour preuve, Anne Humbert, qui fut rédactrice en chef de LadiesRoom, cible de quelques piques dans les pages du blog sus-cité, plutôt que de rétorquer par le même biais a choisi la voie judiciaire pour faire retirer des billets la citant d’Epidemik.

Certes, on peut concevoir que la dame se sente blessée, victime d’une critique injustifiée, mais était-il nécessaire d’en arriver aux mises en demeures, aux menaces de poursuites, à l’acharnement judiciaire ?

On sait que l’exemple vient de haut, notre président n’hésitant pas à se couvrir de ridicule en poursuivant des fabricants de jouets à son effigie, une journaliste peut se sentir dans son droit de demander le retrait d’un texte la concernant. Cependant on peut aussi trouver la réaction disproportionnée. Les prétoires sont déjà suffisamment encombrés sans qu’il soit besoin d’y ajouter les griefs du premier venu qui s’est fait quelque peu malmener par voie de presse. Il existe une chose nommée “droit de réponse”, qui en l’occurence, à mon sens, eut été bien suffisante, et qui, si on le manie avec un tant soit peu de brio (et n’oublions pas que le métier d’Anne Humbert est d’écrire), peut retourner les rieurs dans votre camp.

Mme Humbert n’a pas choisi visiblement d’exercer ce droit, préférant la menace et la censure, ce n’est pas à son honneur, et, sans la connaître ni préjuger des qualités humaines dont elle fait peut-être preuve par ailleurs, je dirais qu’au vu de ces actes, je crois que je n’aime pas Anne Humbert.

Pour plus d’infos, reportez vous à ces billets :

Epidemik mis en demeure pour une phrase

De l’affectation et du préjudice

24
nov
08

Foutages de gueules

Toujours dans la série des choses qui m’agacent. Qu’est-ce que je peux être agacé depuis un moment…

Bataille de chiffres au PS.

Déjà qu’en France, l’opposition n’était plus qu’un terme pratique pour la droite histoire de perpétuer l’idée fallacieuse que nous vivons dans une démocratie, voilà que le seul parti politique de taille suffisamment conséquente pour pouvoir espérer mettre un jour un terme au règne sans partage du néolibéralisme nous joue la pièce lamentable que l’on sait. Putain, quels cons !

Vous pensez qu’avec ces conneries on en a pas fini avec les empaffés qui nous gouvernent ? Vous avez raison.

La main droite te taxe, la main gauche t’embastille.

Dans la série des trucs pénibles à avaler, il y a toujours la loi HADOPI, passée en procédure d’urgence histoire qu’elle soit adoptée avant le vote définitif de l’Europe qui via l’amendement 138 au Paquet Télécom a rejeté à 88% l’idée qu’on puisse couper l’accès à internet à quelqu’un en dehors de toute procédure judiciaire. Ça ne grandit pas le nain, monté au créneau personnellement sur ce coup là.
Mais si ça ne suffisait pas voilà que la Commission pour la copie privée ou Commission d’Albis,  qui fixe les rémunérations  pour le droit à la copie privée propose une augmentation de 15% de la taxe sur les produits électroniques (DVD vierges, clés USB, badadeurs multimédia et autres disques externes), au prétexte que ces produits serviraient essentiellement à stocker des fichiers piratés.

J’aimerai comprendre la logique.. D’un côté on cherche à nous taxer l’utilisation d’outils de stockage pour compenser le manque à gagner soi-disant dû au piratage (manque à gagner qui reste à prouver, nonobstant les déclarations grandiloquantes des sociétés d’auteurs et autres lobbies de l’industrie du divertissement), de l’autre on veut mettre fin à la copie illégale en votant des loi qui légitiment la surveillance de nos actes par des société privées en dehors de tout cadre judiciaire.

De deux chose l’une : soit la loi Hadopi est votée et devient efficace, dans ce cas la copie de contenus protégés devient inexistante, et les raisons de l’augmentation cette taxe deviennent caduques, soit il est impossible de mettre fin à la copie de contenus protégé, la taxe a bien une raison d’être, mais dans ce cas, l’adoption de la loi Hadopi n’est qu’une mascarade.

Vous avez le sentiment qu’on se fout de votre gueule ? Vous avez raison.

Travailler plus longtemps pour pas gagner moins.

Après le vidage de substance de la durée légale du travail à 35 heures, notre bien aimé gouvernement entends nous faire travailler jusqu’à notre mort ou presque. Cumuls de boulots, prolongation jusqu’à 70 balais… Rappelons qu’en France l’espérance de vie moyenne pour les hommes est de 77 ans, pour les femmes, de 84. Et qu’il s’agit d’une moyenne.
Personnellement, je ne me sens pas de me la jouer comme Molière, et de mourir en scène. Mais évidemment si tu fais bosser les gens jusqu’au jour de leur mort, ça résoud d’une certaine façon le problème du déficit des caisses de retraites.

Vous êtes comme moi, vous avez le sentiment qu’on nous mène à l’abattoir ? Vous avez raison.

La guerre ça tue

Notre mini président exprime sa “profonde émotion” à l’annonce de la mort d’un adjudant en Afghanistan et dénonce les “méthodes lâches et barbares” des “terroristes”. Ben ouais. On envoie des gens faire la guerre et après on s’étonne qu’il y ait des pertes et que l’ennemi se laisse pas gentiment buter sur place.

En cherchant bien, on devrait pouvoir retrouver des communiqués qui dénoncent la lacheté et la barbarie des terroristes, émanant d’à peu près n’importe quelle autorité en guerre contre un groupe réduit… La propagande ça ne change guère de méthode, quels que soient ceux qui controlent les média à un instant donné.

Vous avez l’impression qu’on vous jette de la poudre aux yeux ? Ouais, vous avez raison.

14
oct
08

Des trucs qui m’agacent.

En janvier dernier, interrogé sur le pouvoir d’achat des français et le moyen de financer une politique destinée à en redonner un peu à ses compatriotes, le locataire de l’Elysée, récemment auto gratifié d’une augmentation de ses revenus de plus de 150%, avouait, faussement candide: “mais ou voulez-vous que je prenne l’argent, les caisses sont vides”.

Dix petits mois plus tard, à la faveur de la crise dont des journalistes télévisés aux mines d’enterrement nous rebattent les oreilles, le même président sort de ses chaussettes un joli bas de laine de 360 milliards d’euros. Vous me direz, organiser le sauvetage de la finance en perdition, c’est quelque peu plus important mon bon monsieur que de redonner les moyens à Ferdinand Dupont d’acheter un pot de sauce tomate industriel pour agrémenter ses nouilles quotidiennes.

Pour faire passer la pilule, on nous jure qu’on va moraliser tout ça, que les parachutes dorés c’est fini, que les riches ne vont plus se goinfrer injustement, qu’on va refonder le capitalisme. J’adore quand on me prend aussi ouvertement pour un con…

Pendant ce temps là, Brice Hortefeux, vieux pote du nain sus-cité, après être allé jouer en Afrique les VRP de la politique d’exclusion française, se félicite, dans les pages de Direct-Soir, quotidien gratuit du groupe Bolloré, dont on se souvient que le PDG avait prêté un yacht au petit Nicolas histoire de se reposer dignement des fatigues de sa campagne présidentielle, Brice Hortefeux donc se félicite d’avoir su imposer l’unanimité aux 27 dans le nouveau “pacte d’immigration” européen. Au menu, allez on va pas mégoter : la guerre aux pauvres d’ailleurs. (je résume, je schématise et je suis de mauvaise foi, mais moins que ces hypocrites).

Remarque côté étranger, y’a les uns et y’a les autres… Marina Petrella, par exemple, ex-brigadiste rouge rangée des voitures a du rendre grâce au ciel d’être entrée dans la famille du président par l’intermédiaire de Carla… Ça lui a épargné le sort de Cesare Battisti, en fuite au Brésil, victime du déni de parole de l’état. Je suis content pour elle, sur le principe la virer comme une malpropre pour la renvoyer crever en Italie aux mains d’un appareil judiciaro/politique revanchard, c’était pas joli joli. Mais qu’elle doive ça au népotisme affiché du nain, c’est quand même un peu puant.

Et puis évidemment, aujourd’hui la Boutin présentait son projet de loi au Sénat, qui aurait pu être sous-titré “Comment sauver Neuilly de la loi SRU”.  Il paraitrait que les sénateurs envisagent de lui faire revoir sa copie, pour une fois on ne va pas se plaindre.

A gauche ? Ah ben rien, à gauche on ferme sa gueule comme d’habitude. Le PS est toujours déchiré par son absence de projet et sa guéguerre des chefs, Besancenot englué dans l’histoire Rouillan qu’il essaie de faire oublier (tiens Rouillan, un ex terroriste qui lui n’est PAS de la famille par alliance du président, et qui vient de se faire sommairement supprimer son régime de semi-liberté au prétexte que dans une interview il n’avait pas exprimé de regrets sur ses actions passées…), les autres, marginaux ou inaudibles, noyés dans le grand brouhaha de la Crise (avec un c majuscule hein ?).

Ah si, deux trucs qui m’ont quand même bien fait marrer:

Albanel qui s’est fait enterrer son projet de phagocytage de la MC93 par la Comédie Française, par les propres comédiens du Français, qui lui ont gentiment fait savoir de s’assoir desssus parce qu’il refuseraient de cautionner l’enterrement d’un des fleurons du théâtre français. (Ça ça m’aurait fait mal aux seins qu’elle réussisse, la MC 93, je lui doit personnellement quelques belles émotions).

Et la réponse de José Manuel Barroso à Nicolas Sarkozy à propos de sa lettre intempestive au lendemain du vote de la commission européenne sur le Paquet Télécom, dont l’amendement 138 enterre au niveau européen le projet de loi de riposte graduée, soutenu par les lobbies du disque et du ciné. Le nain était monté au créneau personnellement en demandant à ce que l’amendement 138 (approuvé par 88% des députés européens quand même, merci au passage de vos courriels à ceux-ci), soit purement et simplement supprimé. Et Barroso qui lui a répondu en substance “ben euh mais…pas question. On est encore en démocratie”.

Aux dernières nouvelles le calendrier de la loi sur la riposte graduée a été avancé afin qu’elle soit votée avant que le Paquet Telecom ne soit définitif… Ben voyons.

Allez c’est tout pour aujourd’hui, la suite dans vos quotidiens habituels :)

16
juil
08

Regardage de nombril

J’ai récemment refait ma liste de liens, le truc communément appelé blogroll, pour y inclure les blogs que je lis (et où je vais même parfois jusqu’à laisser un commentaire). Et à cette occasion, en (re)visitant les blogs que je voulais y mettre, je me faisais la réflexion que y’a quand même des plate-formes de blogs qui en prennent à leur aise avec les contenus qu’elles permettent de publier.

Je comprends les bloggeurs qui vendent leur cul prose pour trois centimes d’euros en écrivant des billets sponsorisés par Fleury-Michon ou la dernière marque de tampons à la mode, ce que je comprends moins c’est que nombre de gens dont l’écriture est talentueuse (non pas que les vendus sus-nommés soient dénués de talent), se galvaudent chez des hébergeurs de blogs qui truffent leurs pages de publicités qu’il n’ont pas souhaitées, rendant pour leurs afficionados la lecture parfois désagréable, voire carrément agaçante.

Une de mes amies par exemple, qui publie un blog fétichiste (nan cherchez pas il est pas dans ma liste de liens), se retrouve régulièrement afflublée de pub proposant des webcam voyeuses sur des articles qui traitent d’Aragon (c’est chez Canablog). Une bloggeuse qui commente chez Epidemik, est hébergée sur une plate forme qui ouvre carrément 4 popup (sans compter ceux que le bloqueur parvient à empêcher) à chaque clic sur un billet, voire à chaque clic accidentel en dehors d’une zone cliquable (ça c’est vraiment énervant, tu cliques sur une zone vide dans la fenêtre pour la refaire passer au premier plan et tu te chopes le site de la Redoute ou un Kelkoo quelconque en popup, et quand tu veux fermer le popup il en ouvre un autre) (C’est chez BlogSpot).

Sans compter les clauses abusives sur la propriété intellectuelle des contenus que les mêmes bloggeurs acceptent sans réfléchir (les plate-formes de TF1, de M6…).

Je comprends certes que tout le monde n’aie pas les compétences techniques pour se monter dans son coin son WordPress ou son Dotclear perso, mais je m’interroge sur la capacité des mêmes à accepter l’exploitation que font quelques requins de leur prose, au prétexte de leur fournir un environnement de publication facile d’utilisation.

Personnellement, j’ai choisi de me faire héberger chez wordrpress.com non pas parce que je n’ai pas la capacité à en monter un dans mon coin, (ça va merci, j’en ai fabriqué trois en deux mois, avec des thèmes maison), mais parce que j’avais la flemme d’en customiser un à mon goût, et que wordpress.com m’offrait un environnement simple d’utilisation et garanti sans pub malvenue.

Un blog, c’est avant tout un site web, où compte énormément le côté visuel. Je soigne toujours la présentation de mes articles, (texte justifié, taille des images unifiés, marges systématiquement identiques) et je considère que la publicité sur les blogs, si on ne l’a pas choisie c’est de la pollution visuelle (et parfois sonore) pure et simple. Ça me gâche le plaisir de la lecture, et je ne voudrais pas que mes 15 lecteurs (ouais j’en ai gagné un l’autre jour) se fassent la malle parce qu’on les agresse à coup de messages cherchant à vendre du Chanel ou du saucisson. En outre, le gus moyen chez canalblog, forcé d’accepter la pub sur sa prose, il ne voit pas la couleur d’un centime généré par les clic éventuels à partir de chez lui (bon d’accord, chez certains le taux de clic permettrait de se payer une bière tous les trois ans, mais tout de même) , ce qui est tout de même scandaleux.

Bref, je radote… mais c’est juste un truc qui m’agaçe.

14
juil
08

La roue du temps s’est arrêtée.

On ne peut pas dire que ce soit une nouvelle fraîche, mais je ne l’ai apprise qu’hier en surfant à la recherche de tout autre chose (des informations sur TOR, the onion router, recherche qui m’a sorti le site de TOR books au passage), Mais voilà, Robert Jordan est mort.

Pour pas mal d’entre vous, je suppose que ça ne signifie pas grand chose, mais chez les lecteurs de fantasy, et particulièrement ceux qui suivaient la série “The Wheel of Time”, c’est une nouvelle dévastatrice.

The Wheel of Time, c’est 11 tomes (en anglais, la traduction chez Rivages est découpée en deux tomes par tome d’origine) à ce jour d’environ 1200 pages chacun, d’une histoire aux ramifications particulièrement complexes, avec des douzaines de personnages, des intrigues secondaires, des convergences, parfois sur plusieurs tomes, et un rythme de publication suffisamment espacé pour qu’il soit nécessaire de tout reprendre du début lors de la parution d’un nouvel opus.

Pour un lecteur, même boulimique, The Wheel of time, ce sont des dizaines d’heures émerveillées, à tourner les pages en se demandant ce qui pourrait bien encore se passer. Je sais que la comparaison est galvaudée, mais sérieusement, je n’ai rien lu d’aussi riche dans le domaine de la fantasy depuis Tolkien (et de la fantasy, j’en ai lu pas mal, merci :) ).

Et donc, j’y ai passé des heures, guettant la parution du prochain, du moins jusqu’au dixième tome, un peu lassé de reprendre l’histoire en son entier à chaque fois, et songeant que j’allais attendre la parution du dernier épisode pour enfin tout relire de bout en bout.

Seulement maintenant, on ne connaîtra jamais le fin mot de l’histoire, à moins que TOR, l’éditeur de Jordan, ne cède à la pression des fans et ne fasse rédiger par un quelconque tâcheron un dernier roman à partir des notes que celui-ci pourrait avoir laissées.

Ça pourrait apporter un sentiment de conclusion, mais c’est un peu comme le dernier film de Kubrick, monté par un autre, on veut le voir, mais ça laisse tout de même un sentiment d’inachevé, voire de trahison de l’oeuvre.

Quoi qu’il en soit, Robert Jordan a tenu au moins une promesse, celle d’écrire jusqu’à ce qu’on cloue son cercueil.




RSS/XML

Ils ont dit..

When they kick out your front door, how are you gonna come? With your hands on your head or on the trigger of your gun? [The Clash - Guns of Brixton] (pour les non anglicistes, y'en a :) Quand il exploseront ta porte d'entrée tu va sortir comment ? Tes mains sur la tête ou sur la détente de ton flingue ?

 

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